{"id":42077,"date":"2021-10-28T15:31:08","date_gmt":"2021-10-28T13:31:08","guid":{"rendered":"http:\/\/theark.ch\/news\/sante-la-telemedecine-va-encore-ouvrir-les-perspectives-mais-toujours-avec-lhumain-au-centre\/"},"modified":"2021-10-28T15:31:08","modified_gmt":"2021-10-28T13:31:08","slug":"sante-la-telemedecine-va-encore-ouvrir-les-perspectives-mais-toujours-avec-lhumain-au-centre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theark.ch\/fr\/news\/sante-la-telemedecine-va-encore-ouvrir-les-perspectives-mais-toujours-avec-lhumain-au-centre\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9\u2009: la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine va encore ouvrir les perspectives, mais toujours avec l\u2019humain au centre\u2009!"},"content":{"rendered":"<p><strong>La t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine \u00e9tait au c\u0153ur de la neuvi\u00e8me \u00e9dition de la conf\u00e9rence Digital Health Connect, organis\u00e9e mercredi \u00e0 la Clinique romande de r\u00e9adaptation de Sion. Des experts internationaux, venus notamment d\u2019Isra\u00ebl et des Etats-Unis, ont partag\u00e9 leurs avis, espoirs et craintes en lien avec la m\u00e9decine \u00e0 distance, qui a v\u00e9ritablement d\u00e9coll\u00e9 depuis le d\u00e9but de la crise du Covid-19. La t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine ouvre le champ des possibles, mais tant les patients que les soignants veulent garder la dimension humaine. La technologie \u00e0 elle seule ne suffira pas.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Environ 180 personnes en ligne et en pr\u00e9sentiel ont particip\u00e9 \u00e0 Digital Health Connect, organis\u00e9e par <a href=\"https:\/\/www.digitalhealthconnect.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Swiss Digital Health<\/a>, la <a href=\"http:\/\/theark.ch\/\" target=\"_blank\">Fondation The Ark<\/a> et la <a href=\"https:\/\/www.hevs.ch\/fr\/intro\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">HES-SO Valais\/Wallis<\/a>. La docteure Galia Barkai, CEO de <a href=\"https:\/\/beyond-en.sheba.co.il\/145697\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sheba Beyond<\/a>, le premier h\u00f4pital virtuel isra\u00e9lien, a lanc\u00e9 la conf\u00e9rence avec un plaidoyer en faveur de la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine. Selon elle, la technologie sera toujours en avance sur le syst\u00e8me de sant\u00e9 et l\u2019humain. Mais il ne faut pas avoir peur de perdre le contact humain. \u00ab Au contraire, et la crise Covid l\u2019a montr\u00e9\u2009: les cliniciens se sont rapproch\u00e9s des patients. C\u2019est ce que l\u2019on essaie de faire au quotidien \u00bb. Prise en charge de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 enfantine \u00e0 distance, \u00e9cographies de femmes enceintes effectu\u00e9es directement par les patientes sous la supervision d\u2019un m\u00e9decin \u00e0 distance, accompagnement psychiatrique \u00e0 long terme\u2009: les exemples d\u2019applications concr\u00e8tes sont l\u00e9gion au Sheba Beyond. Selon Gaia Barkai, il est maintenant venu le temps de positionner la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine sur le m\u00eame pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 que la m\u00e9decine traditionnelle.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Des wearables, oui, mais de l\u2019\u00e9ducation des utilisateurs aussi\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Katarzyna Wac, directrice du <a href=\"https:\/\/www.qualityoflifetechnologies.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">QoL Lab<\/a>, bas\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve et de Copenhague, est \u00e9galement consciente de la cohabitation n\u00e9cessaire entre la technologie et l\u2019humain. Son laboratoire a notamment analys\u00e9 une large s\u00e9rie d\u2019outils portatifs en lien avec la sant\u00e9. Ces \u00e9l\u00e9ments sont tr\u00e8s utiles entre deux consultations m\u00e9dicales. Selon elle, la miniaturisation de ces appareils ouvre de belles opportunit\u00e9s. Mais le facteur humain reste un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9, notamment pour \u00e9duquer les gens \u00e0 leur utilisation. Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019approche doit \u00eatre avant tout centr\u00e9e sur l\u2019humain pour obtenir des r\u00e9sultats probants \u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>La conf\u00e9rence s\u2019est poursuivie par la pr\u00e9sentation \u00e0 distance du Dr Yves Nordmann, m\u00e9decin isra\u00e9lo-suisse et serial entrepreneur dans le domaine de la sant\u00e9 digitale. Il a notamment cr\u00e9\u00e9 de nombreuses entreprises bas\u00e9es sur des applications mobiles, dont la derni\u00e8re en date, <a href=\"https:\/\/www.docdok.health\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Docdok Health<\/a>. Selon lui, il est n\u00e9cessaire d\u2019utiliser une approche hybride dans le domaine de la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine, avec un mix entre interventions humaines et technologies. Il est \u00e9galement important de regrouper diff\u00e9rentes applications sur une m\u00eame plateforme et de le faire en partenariat avec des partenaires de sant\u00e9. \u00ab Nous avons besoin d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes partenaires pour r\u00e9ussir. Il est aussi n\u00e9cessaire, pour toute application de t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine, de d\u00e9montrer que vous avez un impact et que vous pouvez utiliser au mieux les donn\u00e9es au service des patients et des professionnels de sant\u00e9 \u00bb. La grande tendance actuellement est li\u00e9e au dossier \u00e9lectronique du patient, sur lequel les patients doivent garder la main. \u00ab C\u2019est la prochaine \u00e9volution \u00e0 r\u00e9aliser, m\u00eame si les Big Techs sont d\u00e9j\u00e0 en partie sur le coup \u00bb, conclut Yves Nordmann.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Quatre tables de discussion<\/strong><\/p>\n<p>Des tables de discussion ont eu lieu durant l\u2019apr\u00e8s-midi. La premi\u00e8re d\u2019entre elles, mod\u00e9r\u00e9e par Pascal Tritz, a r\u00e9uni des experts de l\u2019H\u00f4pital du Valais (Dr Gr\u00e9goire Gex), du Centre m\u00e9dico-social des coteaux du soleil (Arnaud Zufferey) et de l\u2019H\u00f4pital Fribourgeois (Christophe Bosteels), en lien avec les soins hospitaliers \u00e0 domicile. Depuis la crise du coronavirus, les h\u00f4pitaux ont mis en place des consultations \u00e0 domicile, pour la plus grande satisfaction des patients. Ces derniers sont pr\u00eats \u00e0 partager leurs donn\u00e9es \u00e0 partir du moment o\u00f9 les outils sont confi\u00e9s \u00e0 des professionnels de sant\u00e9. Du c\u00f4t\u00e9 des m\u00e9decins, il y a cependant des craintes li\u00e9es \u00e0 la responsabilit\u00e9, vu qu\u2019avec les technologies, ils ont potentiellement acc\u00e8s \u00e0 toutes les donn\u00e9es des patients. Que se passe-t-il en cas de probl\u00e8me\u2009? Auraient-ils tout d\u00fb anticiper, au vu de leur acc\u00e8s aux donn\u00e9es\u2009? Par ailleurs, certains \u00ab gadgets \u00bb, cens\u00e9s faciliter les soins \u00e0 domicile, ne sont pas toujours pertinents. Comme un pilulier automatique, qui est catastrophique pour des patients qui se sentent d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s seuls au quotidien. C\u2019est clairement une moins-value dans ce cas pr\u00e9cis.\u00a0<\/p>\n<p>La seconde table de discussion a \u00e9voqu\u00e9 le suivi \u00e0 distance des athl\u00e8tes. Sous la mod\u00e9ration de Bertrand L\u00e9ger de la Clinique romande de r\u00e9adaptation, elle a accueilli Lucas Malcotti, champion du monde d\u2019escrime, Michael Duc (Swiss Olympic Medical Center) et Philipp Caretta (Force8). En mati\u00e8re de suivi et coaching des athl\u00e8tes, les intervenants se sont demand\u00e9 s\u2019il \u00e9tait possible de tout faire \u00e0 distance. Selon l\u2019avis unanime, un mod\u00e8le hybride est tr\u00e8s important et il ne faut pas se baser uniquement sur une plateforme. A nouveau, malgr\u00e9 les progr\u00e8s de la technologie, le facteur humain reste primordial, y compris dans ce domaine.\u00a0<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me table ronde a \u00e9voqu\u00e9 les nouvelles th\u00e9rapies num\u00e9riques. Mod\u00e9r\u00e9e par Dawn Haughton-Bonine, responsable communication de Debiopharm, elle a donn\u00e9 la parole \u00e0 Lauri Sippola, CEO de Kaiku Health. Selon lui, un taux de survie plus \u00e9lev\u00e9 et une qualit\u00e9 de vie am\u00e9lior\u00e9e sont la cons\u00e9quence de l\u2019utilisation de th\u00e9rapies num\u00e9riques, notamment dans le traitement du cancer. Mais, selon la Dre Galia Barkai de Sheba Beyond, il est crucial que l\u2019infrastructure technique et l\u2019administration soient bien pens\u00e9es afin de faire diminuer la charge de travail pour les m\u00e9decins. De son c\u00f4t\u00e9, Ralf Molitor, CEO de Helsana HealthInvest, s\u2019est exprim\u00e9 sur le soutien des assureurs \u00e0 ces th\u00e9rapies num\u00e9riques. \u00ab En tant qu\u2019assureur, nous sommes assez limit\u00e9s pour soutenir les th\u00e9rapies num\u00e9riques. Il est possible de sponsoriser des recherches ou alors passer par les assurances compl\u00e9mentaires. On peut aussi investir dans des start-up. Mais il faut voir cela comme un r\u00f4le ind\u00e9pendant de l\u2019assurance-sant\u00e9 que nous sommes \u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>La derni\u00e8re table ronde a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9e par Michael Schumacher, professeur \u00e0 la HES-SO Valais\/Wallis, sur la th\u00e9matique de la modification \u00e0 distance des comportements de sant\u00e9. L\u2019entreprise MindMaze y a particip\u00e9, tout comme l\u2019H\u00f4pital universitaire de Zurich et l\u2019AISLab de la HES-SO Valais\/Wallis.\u00a0<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Kaiser Permanente et son mod\u00e8le innovant pour conclure<\/strong><\/p>\n<p>Pour conclure cette journ\u00e9e riche en contenus et en discussions, Karin Cooke, directrice de <a href=\"https:\/\/international.kaiserpermanente.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Kaiser Permanente International<\/a> a pr\u00e9sent\u00e9 le mod\u00e8le innovant de son entreprise. Les patients ach\u00e8tent leur assurance sant\u00e9 aupr\u00e8s de l\u2019entreprise et ont acc\u00e8s aux centres m\u00e9dicaux propres \u00e0 l\u2019entreprise. Tout est \u00e9galement accessible via une application mobile. \u00ab Notre but est de prodiguer des soins l\u00e0 o\u00f9 vous \u00eates, \u00e0 la maison. Les connexions virtuelles servent \u00e0 guider les patients vers les meilleurs soins pour eux \u00bb. Kaiser Permanente a ainsi introduit d\u00e8s 2015 des consultations vid\u00e9o. \u00ab A cette \u00e9poque, il y avait peu d\u2019int\u00e9r\u00eat, mais tout a chang\u00e9 depuis la pand\u00e9mie de Covid-19. La demande existe bel et bien et les patients trouvent cela tr\u00e8s commode, d\u2019autant que les co\u00fbts sont moindres, pour des soins \u00e9gaux ou meilleurs \u00e0 la maison qu\u2019en h\u00f4pital \u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>La prochaine \u00e9dition de Digital Health Connect, dixi\u00e8me du nom, est pr\u00e9vue pour l\u2019automne 2022. Informations sur <a href=\"https:\/\/www.digitalhealthconnect.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.digitalhealthconnect.ch<\/a>. \u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine \u00e9tait au c\u0153ur de la neuvi\u00e8me \u00e9dition de la conf\u00e9rence Digital Health Connect, organis\u00e9e mercredi \u00e0 la Clinique romande de r\u00e9adaptation de Sion. 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