{"id":42563,"date":"2022-06-23T17:56:12","date_gmt":"2022-06-23T15:56:12","guid":{"rendered":"http:\/\/theark.ch\/news\/attaques-illegales-70-des-entreprises-membres-de-swissmem-sont-concernees\/"},"modified":"2022-06-23T17:56:12","modified_gmt":"2022-06-23T15:56:12","slug":"attaques-illegales-70-des-entreprises-membres-de-swissmem-sont-concernees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theark.ch\/fr\/news\/attaques-illegales-70-des-entreprises-membres-de-swissmem-sont-concernees\/","title":{"rendered":"Attaques ill\u00e9gales : 70% des entreprises membres de Swissmem sont concern\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00c0 l\u2019\u00e9poque de la num\u00e9risation les entreprises industrielles sont fortement menac\u00e9es par la cybercriminalit\u00e9. Tant les cyberattaques que les attaques physiques repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui une menace continue. Cela peut toucher chaque entreprise, quelle que soit sa taille. Le potentiel de dommages est \u00e9norme et peut, dans les cas extr\u00eames, mettre en p\u00e9ril l\u2019existence m\u00eame d\u2019une entreprise. Une enqu\u00eate men\u00e9e par <a href=\"https:\/\/www.swissmem.ch\/de\/index.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Swissmem<\/a> aupr\u00e8s des entreprises membres montre qu\u2019au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, 70% des entreprises ayant r\u00e9pondu au sondage ont \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019au moins une attaque. Par cons\u00e9quent, les entreprises sont tr\u00e8s sensibilis\u00e9es \u00e0 ces risques. Pratiquement toutes les entreprises mettent en \u0153uvre des mesures de pr\u00e9vention cibl\u00e9es. Gr\u00e2ce \u00e0 ces mesures, 82% des attaques consid\u00e9r\u00e9es comme tr\u00e8s graves n\u2019ont pas eu de cons\u00e9quences ou ont pu \u00eatre r\u00e9solues \u00e0 court terme. Il s\u2019agit cependant de ne pas rel\u00e2cher l\u2019attention.<\/strong><\/p>\n<p>En collaboration avec l\u2019Institut de droit p\u00e9nal et de criminologie de l\u2019Universit\u00e9 de Berne, Swissmem a men\u00e9 une enqu\u00eate aupr\u00e8s de ses 1 200 entreprises membres sur les questions de s\u00e9curit\u00e9. 271 entreprises ont rempli le questionnaire. Les r\u00e9ponses montrent qu\u2019au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, 70% des entreprises ayant r\u00e9pondu au sondage ont \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019au moins une attaque. Certaines entreprises ont \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es plus de 20 fois.<\/p>\n<p>Avec 50%, la fraude li\u00e9e au CEO a \u00e9t\u00e9 le genre d\u2019attaque le plus fr\u00e9quent. Dans ce contexte, les criminels tentent d\u2019obtenir des transferts d\u2019argent en utilisant une fausse identit\u00e9. 43% ont indiqu\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019attaques par hame\u00e7onnage. L\u2019objectif de ces attaques consiste \u00e0 acc\u00e9der aux syst\u00e8mes TIC afin d\u2019obtenir ill\u00e9galement des donn\u00e9es pr\u00e9cieuses. Un membre de Swissmem sur cinq (20,7%) a \u00e9t\u00e9 victime de logiciels malveillants tels que des virus, des vers et des chevaux de Troie, ainsi que d\u2019attaques sous forme de piraterie informatique. Une entreprise sur six a \u00e9t\u00e9 concern\u00e9e par une attaque d\u2019ing\u00e9nierie sociale (16,2%). Dans ce cas, le but est d\u2019espionner les collaborateurs de mani\u00e8re cibl\u00e9e afin d\u2019obtenir des informations confidentielles. La majorit\u00e9 des entreprises attaqu\u00e9es (58,3%) supposent toutefois qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9es par hasard. Plus d\u2019un cinqui\u00e8me des entreprises concern\u00e9es (21,4%) supposent par contre qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9es de mani\u00e8re cibl\u00e9e.<\/p>\n<p>Les deux responsables d\u2019\u00e9tudes de l\u2019Universit\u00e9 de Berne, le professeur Ueli Hostettler et Anna Isenhardt, ont remarqu\u00e9 que : \u00ab les entreprises qui ont r\u00e9pondu sont particuli\u00e8rement touch\u00e9es par des attaques du domaine de la cybercriminalit\u00e9. Compar\u00e9 \u00e0 d\u2019autres d\u00e9lits, ce type de d\u00e9lit a augment\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Un tr\u00e8s grand nombre d\u2019attaques li\u00e9es \u00e0 la cybercriminalit\u00e9, signal\u00e9es depuis l\u2019existence de l\u2019entreprise, ne semblent avoir eu lieu qu\u2019au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es. \u00bb<\/p>\n<p>Les entreprises membres de Swissmem savent que les attaques ill\u00e9gales peuvent avoir de graves cons\u00e9quences. Cela vaut aussi bien pour les grandes entreprises que pour les PME. En moyenne, elles utilisent plus de 25 mesures de protection et d\u2019intervention. Gr\u00e2ce \u00e0 ces mesures, 82% des incidents n\u2019ont pas eu de cons\u00e9quences (13,7%) ou ont pu \u00eatre r\u00e9solues \u00e0 court terme (68,4%). Toutefois pour une entreprise sur six (15,8%), l\u2019attaque a entra\u00een\u00e9 des restrictions op\u00e9rationnelles consid\u00e9rables. Ce sont notamment les attaques du domaine de la cybercriminalit\u00e9 qui peuvent avoir des cons\u00e9quences graves et co\u00fbteuses. Pour pratiquement un cinqui\u00e8me des entreprises interrog\u00e9es (18,2%), les attaques ont caus\u00e9 des dommages entre 100 000 et un million de francs. Selon l\u2019entreprise, cela risque de menacer son existence.<\/p>\n<p>Martin Hirzel, pr\u00e9sident de Swissmem, commente les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate : \u00ab Je constate avec plaisir qu\u2019au sein des membres de Swissmem, il existe une forte sensibilisation aux cyberattaques et aux menaces physiques. Il s\u2019agit cependant de ne pas rel\u00e2cher l\u2019attention. Chaque entreprise doit toujours \u00eatre pr\u00e9par\u00e9e au niveau technologique et organisationnel afin de pouvoir contrer de telles attaques. Ce domaine est l\u2019affaire du chef \u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Num\u00e9risation ou cybers\u00e9curit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 ce sc\u00e9nario, de nombreuses entreprises industrielles se voient confront\u00e9es \u00e0 un conflit d\u2019objectifs. D\u2019une part, elles sont appel\u00e9es \u00e0 investir dans la num\u00e9risation des processus, produits et services de l\u2019entreprise. Pour cela, elles ont besoin de faire partie d\u2019un r\u00e9seau de plus en plus performant au niveau des syst\u00e8mes qui d\u00e9passe parfois les limites de l\u2019entreprise. D\u2019autre part, la protection de ces syst\u00e8mes doit avoir lieu avec pr\u00e9caution, notamment lors de la mise en r\u00e9seau, et demande la mise en \u0153uvre de mesures de blindage appropri\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019initiative \u00ab Industrie 2025 \u00bb peut aider \u00e0 r\u00e9soudre ce conflit d\u2019objectifs. Elle est parrain\u00e9e par les associations Swissmem, asut et SwissTnet. Son objectif est de faire progresser la transformation num\u00e9rique sur la place industrielle suisse. Une offre sp\u00e9ciale appel\u00e9e \u00ab Security 2025 \u00bb est propos\u00e9e aux entreprises industrielles. Des experts aident en particulier les PME \u00e0 aborder les th\u00e8mes de la s\u00e9curit\u00e9 de mani\u00e8re appliqu\u00e9e et pratique. Ils prennent particuli\u00e8rement en consid\u00e9ration les besoins de l\u2019industrie mis en r\u00e9seau.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Source<\/strong> : Swissmem<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque de la num\u00e9risation les entreprises industrielles sont fortement menac\u00e9es par la cybercriminalit\u00e9. Tant les cyberattaques que les attaques physiques repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui une menace continue. Cela peut toucher chaque entreprise, quelle que soit sa taille. Le potentiel de dommages est \u00e9norme et peut, dans les cas extr\u00eames, mettre en p\u00e9ril l\u2019existence m\u00eame d\u2019une entreprise. 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