{"id":43457,"date":"2023-11-27T12:20:46","date_gmt":"2023-11-27T11:20:46","guid":{"rendered":"http:\/\/theark.ch\/news\/malgre-quelques-craintes-lia-est-deja-une-realite-dans-le-monde-de-la-sante\/"},"modified":"2023-11-27T12:20:46","modified_gmt":"2023-11-27T10:20:46","slug":"malgre-quelques-craintes-lia-est-deja-une-realite-dans-le-monde-de-la-sante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theark.ch\/fr\/news\/malgre-quelques-craintes-lia-est-deja-une-realite-dans-le-monde-de-la-sante\/","title":{"rendered":"Malgr\u00e9 quelques craintes, l&rsquo;IA est d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 dans le monde de la sant\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019intelligence artificielle (IA) g\u00e9n\u00e9rative, popularis\u00e9e par l\u2019av\u00e8nement de <a href=\"https:\/\/chat.openai.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ChatGPT<\/a>, trouve d\u00e9j\u00e0 des applications tr\u00e8s concr\u00e8tes dans la sant\u00e9. Il est d\u00e9sormais possible de l\u2019utiliser pour mettre en place des programmes sp\u00e9cifiques de nutrition, pour un suivi post-AVC ou encore pour faciliter les relations m\u00e9decin-patient. C\u2019est ce qu\u2019ont d\u00e9montr\u00e9 des experts du domaine, qui se sont exprim\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion de la 11e \u00e9dition de <a href=\"https:\/\/digitalhealthconnect.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Digital Health Connect<\/a>, \u00e9v\u00e8nement de r\u00e9f\u00e9rence en lien avec la digitalisation de la sant\u00e9. Certains conf\u00e9renciers pr\u00e9sents ont \u00e9galement exprim\u00e9 leurs craintes sur le manque de fiabilit\u00e9 actuelle des mod\u00e8les d\u2019IA et sur la n\u00e9cessit\u00e9 de placer le patient au c\u0153ur des r\u00e9flexions.<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>Organis\u00e9e par la Fondation The Ark, l\u2019association <a href=\"https:\/\/www.swissdigitalhealth.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Swiss Digital Health<\/a> et la <a href=\"https:\/\/www.hevs.ch\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">HES-SO Valais\/Wallis<\/a>, la manifestation a accueilli plus de 120 personnes\u00a0\u00e0 la Clinique romande de r\u00e9adaptation de Sion. C\u2019est Christian Lovis, m\u00e9decin-chef du service des sciences de l\u2019information m\u00e9dicale aux HUG qui a ouvert les feux. Selon lui, beaucoup d\u2019exemples montrent qu\u2019il faut utiliser les intelligences artificielles avec lucidit\u00e9. \u00ab\u2009Ce ne sont pas les IA qui vont am\u00e9liorer le futur, mais c\u2019est bien nous qui d\u00e9finissons l\u2019utilisation que nous en faisons\u2009\u00bb. Il est essentiel de donner du sens aux datas et \u00e0 ce qui en est fait, par exemple en r\u00e9habilitant les donn\u00e9es bas\u00e9es sur des textes plut\u00f4t que des formulaires pr\u00e9format\u00e9s.<\/p>\n<p>Andrei Kucharavy, co-fondateur du Gen Learning Lab \u00e0 la HES-SO Valais\/Wallis, a ensuite rappel\u00e9 le fonctionnement technique des Large Langage Models (LLMs), souvent \u00e0 la base de l\u2019IA g\u00e9n\u00e9rative. Ceux-ci ne r\u00e9fl\u00e9chissent pas, mais choisissent ce qui est le plus probable. Selon lui, les LLMs en sant\u00e9 peuvent repr\u00e9senter un danger, en raison des erreurs et des soucis d\u2019interpr\u00e9tation possibles. \u00ab\u2009Mais pourtant, ils restent in\u00e9vitables, notamment dans un contexte o\u00f9 l\u2019on digitalise les donn\u00e9es et o\u00f9 les patients se renseignent sur Internet. Avec ces donn\u00e9es et ces nouvelles pratiques, les LLMs auront ainsi un narratif bien plus \u00e9tendu\u2009\u00bb.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>D\u00e9tecter les \u00ab\u2009signaux faibles\u2009\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u2009L\u2019IA offre la possibilit\u00e9 au personnel soignant de d\u00e9gager du temps pour les patients, et se focaliser sur les t\u00e2ches complexes\u2009\u00bb, souligne de son c\u00f4t\u00e9 Blaise Jacholkowski, Principal Business Consultant chez <a href=\"https:\/\/www.zuehlke.com\/en\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Z\u00fchlke<\/a>. Des applications bas\u00e9es sur l\u2019IA pourraient ainsi informer sur les premi\u00e8res d\u00e9marches \u00e0 suivre. \u00ab\u2009Ces intelligences artificielles seraient tr\u00e8s utiles pour d\u00e9tecter les signaux faibles et anticiper certaines maladies\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>La conf\u00e9rence s\u2019est poursuivie avec la pr\u00e9sentation de trois applications concr\u00e8tes bas\u00e9es sur de l\u2019intelligence artificielle. La premi\u00e8re est le NutriBot, un chatbot conversationnel qui guide les utilisateurs dans leur alimentation. \u00ab\u2009Apr\u00e8s avoir renseign\u00e9 son \u00e2ge, son sexe, son poids et sa taille, vous pouvez faire une photo d\u2019un plat et l\u2019envoyer au robot. Celui-ci l\u2019analyse via 9 milliards de donn\u00e9es et transmet une recommandation, en lien avec les calories et les ingr\u00e9dients utilis\u00e9s\u2009\u00bb, pr\u00e9cise Dimitri Percia David, professeur en data science \u00e0 la HES-SO Valais\/Wallis. Le robot va ainsi s\u00e9lectionner un type de nourriture, tout en offrant des alternatives plus saines. \u00ab\u2009Ce robot n\u2019a pas vocation d\u2019\u00eatre un dispositif m\u00e9dical et est plut\u00f4t destin\u00e9 aux nutritionnistes, afin de mettre un humain entre l\u2019IA et le client final\u2009\u00bb.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Aussi pour les patients post-AVC<\/strong><\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Abderrahmane Hedjoudje, m\u00e9decin-adjoint en neuroradiologie \u00e0 l\u2019H\u00f4pital du Valais, a expliqu\u00e9 comment il utilise l\u2019intelligence artificielle pour suivre les patients ayant subi un AVC, et ce d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e aux urgences. Concr\u00e8tement, des capteurs sont install\u00e9s sur et autour des personnes prises en charge, afin de recueillir un maximum de donn\u00e9es. \u00ab\u2009Il faut tenir compte du fait que l\u2019IA est capable de voir les petits changements, non d\u00e9tectables par l\u2019humain. Ces signaux faibles pourront pr\u00e9dire l\u2019\u00e9volution des patients\u2009\u00bb. Pour mettre en place ce type de projet, il est indispensable d\u2019avoir une collaboration entre informaticiens et m\u00e9decins, et surtout de les immerger dans le travail quotidien.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me utilisation concr\u00e8te de l\u2019IA dans la sant\u00e9 a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e par la start-up valaisanne Health.me Technologies et son fondateur Mohamed Alibashe. Ce dernier a cr\u00e9\u00e9 une application mobile qui retranscrit les consultations m\u00e9dicales et en fait des r\u00e9sum\u00e9s \u00e0 l\u2019attention des patients. Ceux-ci peuvent \u00eatre facilement partag\u00e9s avec les proches. \u00ab\u2009Notre application utilise la reconnaissance de la parole, cibl\u00e9e sur la terminologie clinique. Elle am\u00e9liore la qualit\u00e9 des soins en valorisant mieux les consultations m\u00e9dicales et l\u2019exp\u00e9rience m\u00e9decin-patient\u2009\u00bb.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Des \u00ab\u2009fr\u00e9n\u00e9tiques enthousiastes\u2009\u00bb aux \u00ab\u2009parano\u00efaques dramatiques\u2009\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>La conf\u00e9rence s\u2019est conclue par une table ronde r\u00e9unissant Laura Tocmacov (Fondation Impact IA), Tony Germini (Calyps), Henning M\u00fcller (HES-SO Valais\/Wallis) et Christian Lovis (HUG). Celle-ci a notamment port\u00e9 sur la polarisation actuelle due \u00e0 l\u2019IA, avec des \u00ab\u2009fr\u00e9n\u00e9tiques enthousiastes d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et des parano\u00efaques dramatiques de l\u2019autre\u2009\u00bb, selon Christian Lovis. \u00ab\u2009Il est vrai qu\u2019il y a tr\u00e8s peu de place \u00e0 la nuance avec l\u2019IA aujourd\u2019hui. Si des patients l\u2019utilisent, cela ne veut pas dire qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s dans le processus. Les patients voudraient que cela soit utile pour eux, et pas uniquement pour les m\u00e9decins\u2009\u00bb, a pr\u00e9cis\u00e9 Laura Tocmacov.<\/p>\n<p>La plupart des gens utilisent l\u2019IA sans vraiment comprendre son fonctionnement. \u00ab\u2009Il est donc vital de faire de la sensibilisation, y compris dans le cadre scolaire\u2009\u00bb, selon Henning M\u00fcller. \u00ab\u2009L\u2019\u00e9ducation se fait, mais petit \u00e0 petit. Les jeunes sont plus enthousiastes que les plus \u00e2g\u00e9s, avec qui le travail est long. Mais on essaie, au travers de nos produits, d\u2019accompagner les personnes et le changement soci\u00e9tal qui s\u2019annonce avec l\u2019IA\u2009\u00bb, rappelle Tony Germini.<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>Un bilan tr\u00e8s positif<\/strong><\/p>\n<p>S\u00e9bastien Mabillard, mod\u00e9rateur de la conf\u00e9rence et pr\u00e9sident de Swiss Digital Health, avait le sourire au terme de cette 11e \u00e9dition r\u00e9ussie. \u00ab\u2009Certains sont favorables \u00e0 l\u2019utilisation de l\u2019IA, tandis que d\u2019autres s\u2019y opposent fermement. A ce stade, l\u2019essentiel est de pouvoir en d\u00e9battre, et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment le r\u00f4le d\u2019un \u00e9v\u00e8nement comme Digital Health Connect, qui a, une fois de plus, permis de cr\u00e9er le dialogue entre professionnels de la sant\u00e9 et ing\u00e9nieurs\u2009\u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019intelligence artificielle (IA) g\u00e9n\u00e9rative, popularis\u00e9e par l\u2019av\u00e8nement de ChatGPT, trouve d\u00e9j\u00e0 des applications tr\u00e8s concr\u00e8tes dans la sant\u00e9. Il est d\u00e9sormais possible de l\u2019utiliser pour mettre en place des programmes sp\u00e9cifiques de nutrition, pour un suivi post-AVC ou encore pour faciliter les relations m\u00e9decin-patient. 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