{"id":43843,"date":"2019-12-06T10:15:03","date_gmt":"2019-12-06T09:15:03","guid":{"rendered":"http:\/\/theark.ch\/news\/des-clones-numeriques-pour-mieux-comprendre-leau-dirrigation\/"},"modified":"2019-12-06T10:15:03","modified_gmt":"2019-12-06T08:15:03","slug":"des-clones-numeriques-pour-mieux-comprendre-leau-dirrigation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theark.ch\/fr\/news\/des-clones-numeriques-pour-mieux-comprendre-leau-dirrigation\/","title":{"rendered":"Des clones num\u00e9riques pour mieux comprendre l\u2019eau d\u2019irrigation"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les simulations informatiques, coupl\u00e9es \u00e0 la pose de quelques capteurs \u00e0 certains points n\u00e9vralgiques, permettent de bien appr\u00e9hender les r\u00e9seaux d\u2019irrigation et de mieux comprendre leur fonctionnement et leurs usages. Fort de ce constat, l\u2019\u00e9quipe du professeur Pierre-Andr\u00e9 Mudry de la HES-SO Valais\/Wallis m\u00e8ne des projets-pilotes dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions, notamment sur la commune de Bagnes. La digitalisation des r\u00e9seaux d\u2019eau est ainsi un excellent moyen d\u2019optimiser les r\u00e9seaux, dont certains datent de p\u00e9riodes ancestrales. \u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u2009L\u2019irrigation repr\u00e9sente 70% de l\u2019eau utilis\u00e9e en Suisse. Et cela ne date pas d\u2019hier, puisque les irrigations \u00e9taient pratiqu\u00e9es au moins depuis le Moyen-Age\u2009\u00bb, a soulign\u00e9 Pierre-Andr\u00e9 Mudry \u00e0 l\u2019occasion de la conf\u00e9rence Smart Water organis\u00e9e en novembre dernier au Ch\u00e2ble. Du coup, certains r\u00e9seaux sont assez anciens et doivent \u00eatre am\u00e9nag\u00e9s diff\u00e9remment. \u00a0<\/p>\n<p>Par ailleurs, l\u2019eau est utilis\u00e9e aussi pour la production d\u2019\u00e9nergie ou pour faire de la neige. \u00ab\u2009Il y a donc concurrence sur son utilisation\u2009\u00bb, selon Pierre-Andr\u00e9 Mudry. Il y a encore beaucoup d\u2019eau, mais elle est pr\u00e9sente \u00e0 diff\u00e9rents moments de l\u2019ann\u00e9e. L\u2019internet des objets, sur lequel travaille Pierre-Andr\u00e9 Mudry et son \u00e9quipe, peut \u00eatre d\u2019une grande aide, notamment pour conna\u00eetre les besoins en eau des terres agricoles, pour mieux comprendre la dynamique du r\u00e9seau ou pour conna\u00eetre pr\u00e9cis\u00e9ment quand et combien d\u2019eau est pr\u00e9lev\u00e9e dans les r\u00e9seaux d\u2019irrigation.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>La r\u00e9alit\u00e9 du terrain n\u2019est pas celle du laboratoire\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>En th\u00e9orie, cela semble facile. La r\u00e9alit\u00e9 du terrain est pourtant tout autre, car les r\u00e9seaux sont \u00e0 ciel ouvert. \u00ab\u2009Les d\u00e9bits et autres facteurs sont souvent compliqu\u00e9s \u00e0 mesurer, surtout qu\u2019il n\u2019y a parfois pas d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ni de connexion internet ou GSM. \u00bb<\/p>\n<p>Contrairement aux tests en laboratoire, le mat\u00e9riel est soumis aux al\u00e9as de la nature. \u00ab\u202fNos capteurs sont parfois d\u00e9truits par les cailloux charri\u00e9s. Un cerf a \u00e9galement mang\u00e9 l\u2019une de nos antennes\u202f\u00bb, sourit Pierre-Andr\u00e9 Mudry. L\u2019autre d\u00e9fi est de pouvoir poser des capteurs sans couper les canalisations. \u00ab\u202fLes coupe-pressions sont tr\u00e8s utiles et pratiques pour cela\u202f\u00bb, note Pierre-Andr\u00e9 Mudry.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>3000 cannes d\u2019irrigation \u00e0 monitorer \u00e0 Bagnes\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Un projet concret a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 sur la commune de Bagnes, qui dispose de 3000 cannes d\u2019irrigation sur son territoire. \u00ab\u202fAvec une telle densit\u00e9, il est impossible d\u2019installer des d\u00e9bitm\u00e8tres \u00e0 chaque point. Nous nous sommes donc bas\u00e9s sur les points strat\u00e9giques et avons r\u00e9alis\u00e9 le reste par simulation informatique\u202f\u00bb. Le machine learning et l\u2019intelligence permettent de compenser le faible d\u00e9bit et le petit nombre de capteurs. Il devient ainsi possible de cr\u00e9er un clone num\u00e9rique du r\u00e9seau, notamment pour mieux cerner le multi-usage de l\u2019eau d\u2019irrigation. \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019autre enjeu est de pouvoir faire un monitoring en temps r\u00e9el. Les technologies de transmission comme Sigfox, NbIOT, LTE-M ou LORawan peuvent \u00eatre tr\u00e8s utiles. \u00ab\u202fCe dernier permet de d\u00e9ployer son propre r\u00e9seau, avec de faibles puissances d\u2019\u00e9missions\u202f\u00bb. Il y a certes un faible d\u00e9bit (seulement six points de mesure toutes les cinq minutes pour chaque objet). Mais la port\u00e9e est grande\u2009: jusqu\u2019\u00e0 15 kilom\u00e8tres, tout en bon march\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Propos recueillis le 15 novembre 2019 lors de la conf\u00e9rence Smart Water au Ch\u00e2ble\u00a0<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les simulations informatiques, coupl\u00e9es \u00e0 la pose de quelques capteurs \u00e0 certains points n\u00e9vralgiques, permettent de bien appr\u00e9hender les r\u00e9seaux d\u2019irrigation et de mieux comprendre leur fonctionnement et leurs usages. Fort de ce constat, l\u2019\u00e9quipe du professeur Pierre-Andr\u00e9 Mudry de la HES-SO Valais\/Wallis m\u00e8ne des projets-pilotes dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions, notamment sur la commune de Bagnes. 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