{"id":45750,"date":"2018-02-21T11:44:55","date_gmt":"2018-02-21T10:44:55","guid":{"rendered":"http:\/\/theark.ch\/news\/le-big-data-menace-t-il-notre-systeme-de-sante\/"},"modified":"2018-02-21T11:44:55","modified_gmt":"2018-02-21T09:44:55","slug":"le-big-data-menace-t-il-notre-systeme-de-sante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theark.ch\/fr\/news\/le-big-data-menace-t-il-notre-systeme-de-sante\/","title":{"rendered":"Le Big Data menace-t-il notre syst\u00e8me de sant\u00e9?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans une intervention magistrale d\u2019une trentaine de minutes, S\u00e9bastien Fanti a \u00e9clair\u00e9 les participants de la 13e Conf\u00e9rence du TechnoArk le 26 janvier dernier sur la question de la collecte des informations personnelles en ligne, en particulier dans le domaine de la sant\u00e9. Avec une interrogation : quelles cons\u00e9quences une analyse trop fine de nos donn\u00e9es m\u00e9dicales pourrait avoir sur le syst\u00e8me de sant\u00e9 helv\u00e9tique ?<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res minutes, l\u2019avocat et Pr\u00e9pos\u00e9 cantonal \u00e0 la protection des donn\u00e9es valaisan a soulign\u00e9 l\u2019utilit\u00e9 d\u2019avoir un profil pluridisciplinaire pour comprendre les risques li\u00e9s \u00e0 la protection de donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Et d\u2019encha\u00eener avec des exemples tr\u00e8s parlants sur le Big Data : \u00ab Savez-vous que je peux d\u00e9terminer votre position \u00e0 n\u2019importe quel moment, \u00e0 deux m\u00e8tres pr\u00e8s, avec un simple num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone ? \u00bb. A l\u2019origine, le service devait permettre de suivre les colis avec pr\u00e9cision. Aujourd\u2019hui, son usage est d\u00e9tourn\u00e9 et utilis\u00e9 notamment par les assurances pour v\u00e9rifier que vous \u00eates bien l\u00e0 o\u00f9 vous pr\u00e9tendez \u00eatre. A priori illicite dans notre pays, la pratique n\u2019en est pas moins rendue impossible, notamment car elle est l\u00e9gale dans d\u2019autres pays.<\/p>\n<p>La pr\u00e9occupation de S\u00e9bastien Fanti trouve son origine dans la d\u00e9finition du Big Data. Elle est antinomique \u00e0 la loi actuelle sur la protection des donn\u00e9es en Suisse, car on doit consentir \u00e0 ce que quelqu\u2019un collecte des donn\u00e9es sans but pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9 et sans limitation de temps.<\/p>\n<p><strong>Mise \u00e0 mal de notre syst\u00e8me de sant\u00e9 bas\u00e9 sur la solidarit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p>Autre exemple pr\u00e9sent\u00e9 : l\u2019utilisation des donn\u00e9es disponibles plus ou moins librement sur les r\u00e9seaux sociaux. On peut en d\u00e9duire beaucoup d\u2019informations sur les individus comme leur mode de vie, leurs interactions sociales et leurs exc\u00e8s. Si on ajoute des objets connect\u00e9s, les informations stock\u00e9es par l\u2019Etat et les donn\u00e9es illicites (comme la m\u00e9thode de g\u00e9olocalisation cit\u00e9e plus haut), il est possible de dresser un portait relativement fid\u00e8le d\u2019un individu.<\/p>\n<p>Une d\u00e9monstration \u00e9difiante ponctu\u00e9e par une pr\u00e9diction funeste : et si un jour on pouvait estimer la date de votre mort? Est-ce que l\u2019on devra tous \u00eatre parfaits? Que fera-t-on lorsque les gens na\u00eetront avec la \u00ab malchance \u00bb d\u2019\u00eatre malade? Serons-nous toujours solidaires?<\/p>\n<p><\/p>\n<p><strong>\u00ab On y est aujourd\u2019hui. Au moment o\u00f9 votre t\u00e9l\u00e9phone va vous traquer pour transmettre aux assurances si vous \u00eates un bon ou un mauvais assur\u00e9. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 le cas aux \u00c9tats-Unis. Pas en Suisse et heureusement. \u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un syst\u00e8me op\u00e9rationnel et juridique \u00e0 la traine<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le transfert des donn\u00e9es du dossier m\u00e9dical, par exemple, n\u2019est pas du tout aussi \u00e9vident qu\u2019on pourrait le penser, nous explique S\u00e9bastien Fanti. Si th\u00e9oriquement il est possible d\u2019\u00e9changer les donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es d\u2019un h\u00f4pital \u00e0 l\u2019autre, au quotidien c\u2019est encore tr\u00e8s loin d\u2019\u00eatre automatique dans les pratiques du personnel hospitalier.<\/p>\n<p>M\u00eame constat du c\u00f4t\u00e9 des lois. Si la loi sur les donn\u00e9es \u00e9tait appliqu\u00e9e strictement, la fa\u00e7on de traiter les donn\u00e9es dans beaucoup d\u2019entreprises serait illicite. En effet, les trois conditions (transparence, consentement \u00e9clair\u00e9 pr\u00e9alable et pr\u00e9cision) sont rarement r\u00e9unies.<\/p>\n<p>Dans les faits, elles sont tr\u00e8s difficiles \u00e0 respecter. Par exemple, il n\u2019est pas si complexe de retrouver l\u2019identit\u00e9 de personnes \u00e0 partir de certaines donn\u00e9es, m\u00eame avec un registre anonymis\u00e9.<\/p>\n<p>En Suisse, la r\u00e9forme de la loi sur la Protection des donn\u00e9es ne devrait pas entrer en vigueur avant 2020 alors que les normes sont d\u00e9j\u00e0 compl\u00e8tement d\u00e9pass\u00e9es.<\/p>\n<p>\u2003<\/p>\n<p>Vous pouvez retrouver tous les d\u00e9tails de cette pr\u00e9sentation sur le site de\u00a0 Klewel : <a href=\"https:\/\/portal.klewel.com\/watch\/webcast\/technoark-2018-quantified-self\/talk\/13\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">Le d\u00e9pouillement num\u00e9rique<\/a><\/p>\n<p><em>Propos recueillis le 26 janvier 2018 lors de la Conf\u00e9rence TechnoArk \u00e0 Sierre<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans une intervention magistrale d\u2019une trentaine de minutes, S\u00e9bastien Fanti a \u00e9clair\u00e9 les participants de la 13e Conf\u00e9rence du TechnoArk le 26 janvier dernier sur la question de la collecte des informations personnelles en ligne, en particulier dans le domaine de la sant\u00e9. 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